cancer du sein Marseille

Les différents types de cancer du sein expliqués

Les différents types de cancer du sein expliqués simplement

Les différents types de cancer du sein expliqués simplement 800 570 Sénologie Marseille Mermoz

On parle souvent « du » cancer du sein comme s’il s’agissait d’une seule maladie. En réalité, il en existe plusieurs types, très différents les uns des autres par leur origine, leur évolution et leur prise en charge. Comprendre ces distinctions aide à mieux saisir un compte-rendu, un diagnostic ou un traitement proposé. Voici l’essentiel, expliqué simplement.

D’où part un cancer du sein ?

Le sein est composé principalement de deux structures : les canaux (qui transportent le lait vers le mamelon) et les lobules (les petites glandes qui le produisent). La grande majorité des cancers du sein naît dans les cellules qui tapissent ces canaux ou ces lobules. C’est de là que vient leur nom : carcinome canalaire ou lobulaire.

On distingue ensuite deux grandes familles selon que les cellules restent à leur point de départ ou non.

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Cancers « in situ » : les formes les plus précoces

Un cancer dit in situ (ou non invasif) reste strictement là où il a commencé, sans franchir la paroi du canal ou du lobule. C’est la forme la plus précoce, et souvent la plus favorable.

  • Le carcinome canalaire in situ (CCIS) est le plus fréquent des cancers in situ. Il est souvent découvert grâce aux microcalcifications visibles à la mammographie, avant tout symptôme.
  • La néoplasie lobulaire in situ (anciennement CLIS) n’est pas toujours considérée comme un vrai cancer, mais plutôt comme un marqueur qui invite à une surveillance renforcée.
Les différents types de cancer du sein expliqués

Les différents types de cancer du sein expliqués

Cancers infiltrants : les plus courants

Un cancer infiltrant (ou invasif) est celui dont les cellules ont franchi la paroi d’origine pour se développer dans le tissu voisin. C’est la catégorie la plus fréquente.

  • Le carcinome infiltrant de type non spécifique (longtemps appelé carcinome canalaire infiltrant) représente environ 70 à 80 % des cas. C’est le plus répandu.
  • Le carcinome lobulaire infiltrant représente environ 10 à 15 % des cas. Parti des lobules, il est parfois plus difficile à voir à la mammographie, ce qui explique l’intérêt de l’échographie et parfois de l’IRM.

Les formes plus rares

D’autres types, moins fréquents, existent. Certains ont même un pronostic particulièrement favorable :

  • Carcinomes tubuleux, mucineux (colloïde) ou médullaires : des formes rares, souvent de bon pronostic.
  • La maladie de Paget du mamelon : se manifeste par une modification de la peau du mamelon (rougeur, croûte), et impose un bilan complémentaire.
  • Le cancer inflammatoire du sein : forme rare qui donne un sein rouge, chaud et gonflé, et nécessite une prise en charge rapide.

Une autre façon de classer : les caractéristiques biologiques

Au-delà de l’origine, les médecins analysent le comportement des cellules pour choisir le traitement le plus adapté. Trois caractéristiques sont déterminantes :

  • Les récepteurs hormonaux (RH+) : lorsque les cellules sont sensibles aux hormones (œstrogènes, progestérone), une hormonothérapie devient possible. C’est le cas le plus fréquent.
  • Le statut HER2 : certains cancers surexpriment une protéine appelée HER2, ce qui ouvre la voie à des traitements ciblés spécifiques.
  • Le cancer « triple négatif » : ni récepteurs hormonaux, ni HER2. Il relève d’autres stratégies thérapeutiques.

Grade et stade : deux notions à ne pas confondre

Le grade (de 1 à 3) décrit l’aspect des cellules au microscope : plus il est élevé, plus les cellules diffèrent des cellules normales. Le stade, lui, décrit l’étendue de la maladie (taille, atteinte éventuelle des ganglions). Ces deux informations, combinées au type, guident la décision thérapeutique.

Pourquoi le type de cancer change tout

Connaître précisément le type de cancer permet d’adapter le traitement à chaque situation : chirurgie, radiothérapie, hormonothérapie, thérapies ciblées… Deux cancers du sein ne se ressemblent jamais tout à fait, et c’est justement cette précision qui rend les prises en charge de plus en plus efficaces.

Le rôle de l’imagerie dans le diagnostic

C’est l’imagerie qui permet de détecter, localiser et caractériser une anomalie, puis de guider un prélèvement (échographie, mammographie, biopsie). Un diagnostic précis commence toujours par un bilan d’imagerie de qualité.

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Au Centre de Sénologie Mermoz, notre équipe spécialisée en imagerie de la femme réalise l’ensemble des examens nécessaires au diagnostic, sur le cabinet du 8e ou à la Clinique Beauregard (12e). Prise de rendez-vous en ligne 24h/24 sur Doctolib ou par téléphone au 04 91 32 63 63, 7j/7.

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Questions fréquentes

Tous les cancers du sein sont-ils graves de la même façon ?
Non. Leur évolution dépend du type, du grade, du stade et des caractéristiques biologiques. Beaucoup de formes, surtout détectées tôt, ont un excellent pronostic.

Un cancer in situ peut-il devenir infiltrant ?
Un carcinome canalaire in situ peut, avec le temps, évoluer vers une forme infiltrante. C’est pourquoi il est traité, même à ce stade très précoce.

Comment connaît-on le type exact ?
C’est l’analyse au microscope d’un prélèvement (biopsie) qui établit le type précis et les caractéristiques biologiques du cancer.